Un thème abordé pour la première fois lors d'un colloque international organisé les 17 et 18 juin derniers à l'UPEC. Utilité, pertinence et modalités : regards croisés sur les enjeux, les pratiques et les stratégies.
Le stage, qu'il vise la découverte professionnelle, la formation à un métier ou le perfectionnement de pratiques, semble aujourd'hui devenu un passage obligé dans toute formation initiale ou un préalable nécessaire à toute intégration durable dans un poste de travail.
Depuis 20 ans, on observe une multiplication des stages. Or, ces derniers sont devenus visibles à travers la dénonciation d'abus divers et de « mauvaises pratiques » (instrumentalisation du stagiaire, absence de formation et/ou de rémunération ...), puis à l'occasion de la recherche de règles de « bonne gouvernance » de la part des pouvoirs publics comme des organismes de formation et des structures d'accueil des stagiaires, qu'elles soient publiques ou privées (charte des stages...). Face à ces constats, c'est tant l'utilité et la pertinence des stages que les modalités de leur(s) gouvernance(s) qu'il convient de questionner.
Ce colloque international, intitulé « Les stages et leur gouvernance en débat " a été le premier à aborder le sujet.Parmi les questions qui ont été soulevées durant ces deux jours :
- À quelles réalités sociales correspond la notion de stage sur les plans politique, sociologique, pédagogique, économique, managérial, juridique… ?
- Comment les acteurs (universités, écoles, entreprises …) fabriquent-ils une politique des stages ?
- Quelles pratiques ont progressivement émergé ? Quelles sont les bonnes et les mauvaises ?...
- Quelles pistes peut-on ouvrir pour tracer les grandes lignes d’une « bonne » gouvernance des stages ?
L’événement s’est ouvert sur des allocutions d’Yves Palau, directeur du Laboratoire de recherche sur la gouvernance publique (Largotec, EA 4688), et de Josiane Attuel, recteur-doyen de la Faculté d’administration et échanges internationaux (AEI).
Puis ont suivis deux tables rondes : « Les stages : points de vue d’acteurs » et « Stages et stratégies » ainsi que quatre ateliers : « Questions sur la gouvernance des stages », « Les stages en actes, retours d’expériences », « Approches comparatives du stage », « Stages et politiques publiques ».
Permettre des échanges d’expériences et d’analyses entre chercheurs et acteurs des stages afin d’améliorer la gouvernance de ceux-ci, telle a été l’ambition de cette rencontre.